PETER BUGGENHOUT
© Burkhard Maus
Né en 1963, Peter Buggenhout vit et travaille à Gand, en Belgique. Les œuvres de Peter Buggenhout, tout en étant inscrites, par leurs matériaux dans la réalité industrielle, tendent vers une abstraction suscitant à la fois fascination et effroi, relevant du rapport à l’ « informe », dont George Bataille dit qu’il n’est « pas seulement un adjectif ayant tel sens mais un terme servant à déclasser ». L’artiste joue de ce déclassement afin que son travail échappe à toute catégorie et matérialise le déchet jusqu’à lui donner une forme et lui faire subir une série de gestes opératoires qui le mènent vers l’informe. Ainsi, il cherche à concevoir une sculpture qui ne tient qu’à ce qu’elle est et dont l’autonomie provient justement de ce choix de matériaux qui, prélevés, ont perdu leur forme et leur fonction car ils ont été déclassés. En regardant ces réalisations, celles-ci semblent indatables. Elles ne s’inscrivent dans aucune temporalité tout en s’apparentant paradoxalement à des objets archéologiques du passé ou du futur, signifiant l’idée d’un temps qui nous survivra.
Son oeuvre a récemment fait l’objet d’expositions personnelles au Waldfrieden Sculpture Park en Allemagne (2025), au Kunstmuseum Den Haag aux Pays-Bas (2024), au Kunstmuseum Reutlingen en Allemagne (2021), au Museo de la Ciudad de Querétaro au Mexique (2018), au Neues Museum Nürnberg en Allemagne (2017), au Museum M à Louvain en Belgique (2015), au Centre international d’art et du paysage – Île de Vassivière (2014), ainsi qu’au Palais de Tokyo (2013), ...
Son travail est présent dans plusieurs collections publiques françaises, notamment au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, au Centre national des arts plastiques (CNAP), au FRAC Artothèque Nouvelle-Aquitaine et au FRAC Normandie Caen, ainsi que dans des collections internationales telles que The Roberts Institute of Art et la Saatchi Gallery à Londres, ou encore la Margulies Collection et la Rubell Family Collection à Miami.
